Psychologie meximieux, Psychologue ain


Psychologie


Dans ma pratique thérapeutique j'utilise principalement les techniques de la thérapie familiale d'après la théorie systémique et de la thérapie brève centrée sur la solution. J'emprunte également à d’autres champs thérapeutiques des outils choisis pour leur pertinence (thérapies cognitives et comportementales)




La thérapie systémique

L'approche systémique part du fait que la famille est un élément fondamental de la société. Elle a pour tâche de transmettre les valeurs et les modes de pensée. C'est aussi une totalité, un "tout" dynamique. Les rétroactions négatives y sont importantes. Dans une famille pathologique (où la souffrance est devenue handicapante) n'existent principalement que des rétroactions négatives (dans une rétroaction positive, les phénomènes sont perçus et amplifiés, alors que dans une rétroaction négative, les phénomènes sont annulés, ignorés).

Toute famille fonctionne selon des règles, un consensus tacitement respecté par tous les membres. Si un seul élément change, l'équilibre familial s'écroule. Tout manquement à l'accord tacite provoque une crise, pouvant amener à la faillite du système. Le symptôme est alors un régulateur de la relation, un contrat d'échange reposant sur une complémentarité pathologique familiale. La disparition du symptôme provoque souvent la rupture de la relation.

Toute famille instaure des normes qui sont intériorisées pour éviter les conflits, les discussions. Ces normes tiennent lieu de plan d'action. Les "mythes familiaux" sont des normes systématisées, des croyances idéologiques. La thérapie familiale met en évidence le fait qu'il n'y a pas de fou dans une famille, mais que c'est la relation qui est folle. Tous les membres sont actifs, même quand ils freinent le changement.



La thérapie brève centrée sur la solution

Cette approche est centrée sur les problèmes vécus dans le présent et vise à obtenir des changements aussi rapidement que possible.

Le thérapeute centré sur les solutions est persuadé que la personne qu'il reçoit dispose des compétences pour résoudre le problème qu'elle amène; même si son récit est catastrophique, il va essayer de débusquer les petites différences, les 5 minutes par jour où elle ne pense pas qu'elle ne vaut rien. Durant ces 5 minutes, la personne arrive réellement à faire ou penser à autre chose.

L'amplification minutieuse de ce moment, la précision de son contexte, les conséquences en termes de relations différentes avec l'entourage qu'il engendre, donnera au thérapeute mais surtout au client lui-même une image de plus en plus précise des capacités oubliées, négligées, dont il dispose sans trop le savoir.

De plus, grâce à différents thèmes de conversation, la personne se représentera assez clairement ce qu'elle souhaite pour aller mieux et jusqu'où elle désire aller.

Elle reprendra peu à peu le contrôle sur ce qui lui arrive, réconfortée par de petits changements positifs qu'elle mettra à son actif et surtout, elle se sentira acceptée dans ses valeurs, respectée dans les choix de ce qui est bon pour elle, sans référence à un quelconque modèle de bon ou sain fonctionnement.

(Tiré de l'article "Si nous parlions de quand les choses vont un peu mieux" de Anne-Françoise Martens, paru sur le site Psy.be)